Dans le dernier bulletin, quelques lignes ont tenté de décrire de manière simple (mais certainement pas très complète) le phénomène des vents cisaillants, ces courants qui mènent la vie dure à l'activité tropicale dans l'Atlantique.
Pourtant, dans ce bassin, il existe des secteurs qui continuent de faire parler d'eux, le Golfe du Mexique en particulier.
Pour le moment, c'est plus précisément entre le sud de la Floride, les Bahamas et Cuba que les choses semblent bouger un peu, une zone de basses pressions étant en train de se consolider.

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Avec une petite faiblesse d'une ligne de hautes pressions située plus au nord (cet anticyclone situé à l'est des Etats-Unis pourrait se décaler vers l'est), c'est la porte qui s'ouvre vers l'ouest pour cette zone de basses pressions qui rejoindrait alors le Golfe du Mexique et son environnement si favorable. |
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Toujours selon cette possible évolution, cette zone pourrait alors s'organiser en une dépression tropicale (voire plus), mais sans certitude d'un développement ultérieur, tout en remontant vers le NW ou le NNW.
Il faudra pourtant suivre de près cette zone dans les tout prochains jours, actuellement notée "90L", cette onde pourrait prendre le nom de NOEL..! |

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Avec les cisaillements présents en ce moment dans l'Atlantique, les restes de KAREN et de MELISSA ne risquent guère de se réactiver, d'autant que leur position ne devraient pas vraiment concerner les terres, sauf peut-être, de manière partielle, le nord des Petites Antilles pour KAREN.
Dans le Pacifique NW, un nouveau typhon vient de se former, KROSA, après LEKIMA, devrait plus particulièrement inquiéter la Chine et Taïwan, ce système pourrait prendre des proportions très importantes et atteindre le stade 4 sur l'échelle de Safir-Simpson d'ici 72 heures.
C'est donc une très grosse menace pour ce secteur.
Dans le Pacifique NE, JULIETTE ne devrait pas survivre aux prochaines 48 heures.
Rejoignant des eaux plus froides et des cisaillements d'altitude plus importants, cette dépression tropicale devrait progressivement se dissiper, ne laissant plus que quelques masses orageuses atteindre les terres NW du Mexique, de l'Arizona et du Nouveau-Mexique.
Réedition 01/10: LE CISAILLEMENT VERTICAL, ENNEMI N°1 |
Leur absence ou leur présence influe en grande partie sur l'évolution d'un système actif, celui-ci étant particulièrement sensible à toute modifcation de leur intensité.
Globalement, on parlera de cisaillants lorsqu'il y a une rupture dans un flux quelconque, qu'il soit horizontal ou vertical |

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Dans le cas des formations cycloniques, c'est la verticalité qui est importante, le courant qui va de la surface vers la troposphère, cette partie supérieure de l'atmosphère que l'on retrouve à plus de 13000 mètres (ce qui correspond en moyenne à une pression de 200 hPa en été). |
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| Un cyclone occupe en principe toute la hauteur de la surface à la haute altitude, son déplacement se fait en rapport au flux horizontal que l'on trouve à cette haute altitude, ce qui explique que, généralement, les systèmes tropicaux ont une trajectoire souvent identique, en tout cas, un sens général "est-ouest" dans l'hémisphère nord, de l'Afrique vers les Caraïbes, de l'Amérique Centrale vers le centre du Pacifique, des Mariannes vers le Japon ou la Chine, par exemple. Dès que des vents contraires à ce flux sont présents, ils peuvent représenter un frein à l'air chaud qui remonte de la surface des eaux, les cisaillements se produisant de la troposphère vers une altitude moyenne de 1800 mètres, générant également une diminution générale de la dynamique du système.
Ces cisaillements amènent un air souvent plus sec, réduisant ainsi l'hygrométrie ambiante, ce qui ôte au cyclone sa nourriture principale, avec la chaleur qui remonte de la surface des eaux.
Enfin, ils ont une très mauvaise habitude, celle de perturber la divergence d'altitude, cette évacuation et la dispersion de l'air pulsé vers le haut, ce qui constitue une des forces d'un système tropical solide: le vortex est alors fortement réduit, et le cyclone peut alors rapidement de son intensité.
Globalement, on considère qu'en dessous de 35 kmh, un vent cisaillant n'a pas d'influence sur le développement tropical, plus cette vitesse est basse, plus l'intensification peut être possible et être rapide.
Mais ceci n'est pas toujours le cas, de puissants cyclones peuvent résister à des cisaillements supérieurs à 60 kmh, tandis que d'autres systèmes tropicaux peineront à s'amplifier avec des vents cisaillants ne dépassant pas les 20 kmh. C'est alors la présence d'air sec et plus froid qui intervient dans les éléments défavorables.
Actuellement, en Atlantique, les cisaillements sont importants entre les îles du Cap Vert et le nord des Petites Antilles, là où justement circulent la plupart des ondes tropicales.
Si une diminution de ces vents se produit d'ici peu, on pourrait alors assister à un nouveau réveil dans ce secteur.
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